Bouquinaille·Chronique Fantasy·fantasy

Saga du Sorceleur : 1 – Le Dernier Voeu, Andrzej Sapkowski

Bienvenue à la Taverne !

Faites attention à Jules, il a tendance à laisser traîner ses tentacules et si vous marchez dessus, ça va mal se terminer…

Aujourd’hui, nous allons parler du premier tome du Sorceleur, la célèbre saga d’Andrzej Sapkowski ! Oui, vous apprendrez que malgré le fait que j’aime beaucoup les genres de l’Imaginaire, j’ai beaucoup de retard, et plein de classiques m’attendent sur ma PAL !

Cela dit, c’est un peu comme les gens qui découvrent Harry Potter en 2018, ça a un petit côté précieux… (z’avez vu comment je redore mon blason ? 😀 )

Revenons à nos goules…

Andrzej Sapkowski est un auteur polonais, né en 1948. Il commence l’écriture avec la saga du Sorceleur, qui a inspiré les jeux-vidéos The Witcher, après avoir fait des étudesWP_20180707_19_05_29_Pro d’économie et de commerce. Le succès du Sorceleur en Pologne est tel, qu’il surpasse même les ventes des livres de Stephen King ! Désormais, il ne se consacre plus qu’à l’écriture de ses livres.

Les relations entre Sapkowski et le studio CD Projekt Red qui a développé The Witcher sont pour le moins compliquées. En effet, l’auteur considère le jeu vidéo comme n’était pas un ascenseur culturel, il trouve qu’on n’y trouve pas la beauté ou la poésie d’un texte littéraire. Chose avec laquelle je ne suis pas d’accord, il suffit de jeter un œil du côté d’Ori & The Blind Forest, To The Moon, Life is Strange, Journey, The First Tree et à tant d’autres perles vidéoludiques pour se convaincre que OUI, le jeu vidéo peut être poétique, littéraire mais surtout loin d’être stupide ! Surtout que le jeu The Witcher est bien peaufiné et reste très proche des récits originaux. Mais c’est cela qu’il faut garder en tête : une adaptation va forcément entraîner des ajouts et des pertes à l’œuvre originale. Il en va de même avec les films ou les séries.

Mais nous ne sommes pas là pour parler jeux-vidéos (bien que j’y sois ouverte !), alors voyons un peu ce récit !

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Concernant ce tome 1, ça a été une très agréable surprise. Ça faisait bieeen longtemps que je lorgnais sur les bouquins. Or, le Destin a fait qu’on m’a offert l’édition Bragelonne en faux cuir ! Si c’est pas la classe ! Honnêtement, je n’avais pas lu de chroniques ou quoi que ce soit sur ce livre, je ne m’attendais donc à rien du tout, et j’avais une légère appréhension comme toujours en ce qui concerne les sagas populaires.

Première chose : c’est un recueil de nouvelles ! Chose à laquelle les lecteurs de fantasy sont moins habitués, parce que généralement on applique les nouvelles au genre fantastique ! C’est plutôt un chouette point, parce qu’on peut lire de manière un peu plus découpée.

On découvre donc Geralt de Riv, un singulier personnage. Un mutant, entraîné depuis tout jeune à tuer des monstres, qui doit suivre un code bien particulier : le code des Sorceleurs. Plutôt timoré et peu bavard, on s’attache malgré tout assez vite à ce sorceleur dont la profession inspire un mélange de crainte et d’admiration. De nature plutôt bonne, il est tout de même rejeté de la majorité des gens.

Au fur et à mesure des nouvelles, on en apprend plus sur le passé de Geralt. Il y a deux types de nouvelles : les nouvelles traitant des anciens exploits de Geralt, et un récit découpé entre toutes ces nouvelles, qui suit les aventures du sorceleur au moment présent.

Ce qui m’a le plus plu, ce sont toutes les références qui sont présentes dans les nouvelles. Sapkowski intègre des contes que nous connaissons bien (Grimm, Perrault…) d’une manière très intéressante à son univers. On a des allusions à Rumpelstiltskin (yes écrit en une fois !), Blanche-Neige ou à la Belle & la Bête par exemple… Mais en beaucoup plus sombre ! Et ça passerait presque inaperçu, tellement l’auteur a su les incorporer aux personnages du récit.

Ensuite, j’ai aimé tous les personnages féminins ! Contrairement aux jeux-vidéos où ils

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sont vraiment là pour amuser le joueur et débloquer des images coquines (du moins dans The Witcher 1), ici on a affaire à des personnages puissants, qui dégagent du pouvoir et du charisme. Je pense à Melitele notamment, ou à la reine Calanthe.

On entrevoit des jeux de pouvoir, des conflits politiques que Geralt essaie au maximum d’éviter par déontologie.  C’est ce que je trouve plutôt intéressant, on a un personnage assez contrasté, il est parfois coincé par ce que lui dicte sa morale, mais aussi par sa propre sensibilité. Il essaie de faire de son mieux, ce n’est pas un assassin froid. L’univers n’est pas manichéen et c’est ce qui m’a beaucoup plu ! Et les femmes sont à l’image de cet univers 😉

Ce premier tome pose les bases d’un personnage mystérieux, on a envie d’en savoir plus sur lui et son passé, sur la suite de ses aventures, l’écriture est très fluide et le recueil se lit très vite.  L’univers m’a paru très riche (ce qui est confirmé par les jeux vidéos évidemment) et je lirai les tomes suivants avec grand plaisir.

Bref, si tu les as toujours pas lus, je te conseille vivement de t’y mettre 😀 Que tu connaisses ou non les jeux, franchement c’est un véritable plaisir !

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C’est la fin de cette petite chronique, n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé, si vous avez lu le livre, joué aux jeux, les deux, si vous comptez vous y mettre… ❤

 

PS : Le mini Jules que vous verrez de temps en temps apparaître, a été dessiné par la talentueuse Cuillère ! Allez faire un tour sur sa page, soyez bluffés et commandez-lui plein de dessins ❤

Seeya’

Chéli

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